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vendredi, avril 6 2012

Jeux en ligne : taxation des opérateurs offshores

Taxation des opérateurs offshores

Contrairement à ce que l'on croit, l'herbe n'est pas toujours plus verte chez le voisin. Nos amis britanniques, eux aussi, connaissent quelques déboires fiscaux concernant les jeux en ligne.

Réputé pour sa clémence en matière de jeux, le Royaume-Uni n'a aujourd'hui d'autres choix que de resserrer la vis afin de renflouer les caisses de l’État. Et quoi de mieux que de piocher dans le business florissant des paris en ligne ?

En 2007, alors que les opérateurs se multiplient sur la toile, le gouvernement britannique instaure une taxe de 15 % prélevée sur le chiffre d'affaires bien copieux des sites de jeux. Face à cet impôt "malvenu", les grands labels ont cherché à préserver leur intérêt en fuyant le Royaume-Uni pour s'installer dans les pays plus laxistes. Une fois délocalisées, les entreprises reprenaient leurs activités habituelles tout en conservant et enrôlant les joueurs britanniques.

Après 5 années de dures négociations et de débats problématiques au sein de l'Assemblée, le ministre des finances publiques (Georges Osborne) a déclaré en mars 2012 que les sites de jeux en ligne offshore devront désormais payer la fameuse taxe (qu'ils soient basés au Royaume-Uni ou ailleurs dans le monde) s'ils souhaitent continuer à offrir leur service aux joueurs britanniques.

jeudi, avril 5 2012

Bilan 2011 : où en sont les opérateurs français ?

Bilan 2011

Bon nombre de médias ont annoncé une année 2012 sous de meilleurs auspices pour les opérateurs de jeux en ligne. Après l'instauration des taxes assassines du gouvernement français en 2010, cela fut très difficile pour les opérateurs de remonter la pente et d’accroître le nombre de joueurs. Mais le nouvel élan annoncé est-il vraiment effectif ?

Les mastodontes du monde des jeux en ligne ont souffert de la législation et le premier trimestre 2011 a connu un net recul (20% de joueurs en moins). Une régression que l'on qualifie d'éphémère puisque fin 2011, les opérateurs ont amassé près de 180 millions d'euros de chiffre d'affaires (soit 30% de plus qu'en 2010). Un bilan qui paraît prometteur ! Pourtant, la somme annoncée ne prend pas en compte les reversements aux joueurs gagnants.

En clair, "l'incroyable" redémarrage de ce business n'est pas si époustouflant qu'il n'y parait. Les opérateurs tels que BetClic ou Bwin soulignent leur impuissance à lutter contre l'excès de taxes. En effet, toutes ces entreprises agréées par l'Autorité de régulation des jeux en ligne bradent au maximum leur marge afin de faire revenir les joueurs. Le pari est gagné mais les bénéfices, eux, ne sont pas franchement au rendez-vous. Jean François Villote, président de l'ARJEL, interviewé par le Figaro, met en évidence la cruelle réalité économique que subissent les opérateurs : « À l’exception du PMU et de ParionsWeb, les sites agréés de jeux d’argent ne gagnent pas d’argent en France ».

Voilà pourquoi certains sites, pas encore véritablement implanté dans l'univers des jeux, ont mis la clé sous la porte avant même d'avoir connu le succès. Le gouvernement français a été clair au sujet des taxes et aucun changement n'est, pour l'instant, à prévoir. Les grands labels devront donc composer avec cette fiscalité plus que jamais menaçante.

mercredi, avril 4 2012

Les Belges parient sur les élections françaises

Les Belges parient sur les élections françaises

Ce que la France se garderait bien de faire, la Belgique l'a fait ! La palme du culot revient à l'opérateur belge Ladbrokes qui a lancé récemment un domaine de paris bien particulier.

Alors que les médias diffusent continuellement des sondages concernant la côte des candidats français aux élections de 2012, notre voisin crève l'abcès en lançant des paris sur l'issue des votes. En France, ce genre d'initiatives insolites est formellement prohibé ; considérer la politique comme un jeu pourrait faire de l’hexagone un pays qui ne se prend pas au sérieux.

Verdict de la Belgique

Si l'on devait se fier à Ladbrokes, Nicolas Sarkozy remporterait le premier tour avec une côte de 1.66 contre 2.10 pour François Hollande. En revanche, au second tour, les Belges envisagent une large victoire du PS. Il paraît évident que ces côtes suivent de très près l'annonce médiatique des sondages. En effet, depuis que le président sortant est envisagé vainqueur du premier tour, les parieurs ont fait augmenter sa cote. Seulement, nous ne sommes pas à l'abri d'un revirement de situation. Les parieurs belges auront-ils misé sur le bon cheval ?

Miser plus pour gagner plus

Les adeptes des paris en ligne le savent pertinemment. Pour tirer profit des élections françaises, il leur faudra, soit, miser un maximum d'argent sur les deux candidats qui restent au coude à coude, soit, parier sur les "petits" candidats qui pourraient leur rapporter gros (même avec une petite mise de départ) s'ils accèdent au second tour. Effectivement, miser peu sur Eva Joly (à qui les bookmakers attribuent une côte relativement basse) par exemple, induirait de plus gros gains que de placer tout autant d'argent sur Nicolas Sarkozy ou François Hollande qui restent assurément les deux candidats qui ont le plus de chance de l'emporter. En clair, c'est comme dans tout, plus le risque est gros, plus les bénéfices suivent.
Résultat à suivre dans moins de 3 semaines !

jeudi, mars 29 2012

Poker et paris sportifs, nouvelle lubie féminine ?

Lubie féminine

Depuis l'émergence du phénomène "paris en ligne", il semblait presque évident qu'il s'agissait d'un domaine essentiellement masculin. Les opérateurs ont lutté bec et ongles pour mettre en place des sites plus séduisants : jolies femmes, luxe, bling-bling... Mais, si les hommes constituent une grande partie de la clientèle, la gent féminine commence à s'y intéresser de très près.

En 2010, les femmes constituent près de 45 % des parieurs au PMU. Un chiffre révélateur qui, pourtant, n'induit aucun changement dans la stratégie des opérateurs. Peut-être cherchent-ils tout simplement à garder cette même conduite afin de mettre Mesdames sur le même pied d'égalité que Messieurs sans a priori aucun. "J'imagine mal un site de paris conçu pour les femmes avec des coloris fuchsias, et des fioritures gnangnan...Pour moi, ça ne sert à rien de changer car les opérateurs sont déjà attractifs au niveau de l'esthétique. Ce qui fait pencher la balance ce sont les offres, que l'on soit homme ou femme." Anne-marie, 26 ans, a lancé le mot-clé qui mettra tous les sexes d'accord : l'offre. Il paraît clair que les femmes refusent la stigmatisation de leur genre en matière de jeux en ligne et souhaitent, au même titre que les hommes, gagner le plus d'argent possible et aussi passer un bon moment.

Mesdames abattent leurs atouts

Exit la bonne ménagère et la femme d'intérieure et place aux femmes ambitieuses prêtes à foncer tête baisser dans l'univers ultra-masculin des jeux en ligne. Si la majorité des femmes s’intéressent de près aux paris, elles n'en demeurent pas moins de plus en plus adeptes de poker et casinos. Parmi elles se trouvent même des personnalités reconnues telles que Virginie Effira, l'ex-mannequin et actrice Alice Taglioni ou encore la présentatrice télé Ariane Massenet. Les femmes s'emparent peu à peu des tapis verts et s'avèrent être d'excellentes joueuses. Témérité et atouts charmes leur permettent de rafler la mise. En France, les joueuses professionnelles restent toutefois rares. Aucune n'a réussi à entrer dans le top 10 des meilleurs gains. En revanche, les Américaines (comme Annie Duke) ont su se frayer un chemin jusqu'au sommet du classement. Outre les perspectives d'avenir qu'offre le poker, c'est plutôt par plaisir que la gent féminine s'offre volontiers des parties entre amies et s'inscrit sur des sites de jeux.

Par Priscilla Maio

« J'ai déjà gagné un salaire de cadre »

A 33 ans, Gérald, marié depuis 6 ans, est papa d'une petite fille de 4 ans. Son quotidien est rythmé par de petits boulots d'intérimaires et, malgré cela, il ne se prive de rien. Son secret ? Le jeune homme s'adonne chaque semaine aux jeux en tout genre.

Jeux de grattages ou machines à sous du net, il se fixe un certain budget par semaine pour se consacrer à sa passion. Ce qui peut passer pour une addiction se révèle être un « moyen comme un autre pour compléter son salaire ».

A raison d'une centaine d'euros par mois, Gérald a une méthode bien à lui pour ne pas dépasser son budget : « Depuis que je ne fume plus, je mets l'argent que j'utilisais pour les cigarettes dans une tirelire et je m'en sers pour jouer. Les gains que j'empoche, je ne les dépense pas pour rejouer, je les mets de côté. Il m'arrive de remporter d'assez grosses sommes comme de ne rien gagner. » Pas de risque de sombrer dans la démesure pour ce jeune père de famille qui ne dépense jamais plus que prévu.

En disposant d'un petit carnet, Gérald sait exactement ce qu'il gagne et ce qu'il perd. Alors globalement, est-ce aussi lucratif qu'on le croit ? « Il ne faut pas croire que je gagne des cents et des milles à chaque fois. Ce sont des jeux de chance donc il y a des jours avec et des jours sans. Mais il m'est arrivé de gagner un salaire de cadre en un seul grattage soit 4 500 euros. Donc en tenant mes comptes, je sais que je gagne plus que je ne perds. »

Gérald est donc un homme très minutieux et plutôt chanceux. Ce train de vie paraît convenir à sa compagne qui ne peut que se réjouir de gagner un peu (voire beaucoup) d'argent en quelques minutes. « Je suis le genre de personne qui préfère profiter de la vie plutôt que de se tuer à la tâche pour un petit salaire. Ma femme le comprend très bien. Et puis, je travaille un peu à côté donc ce n'est pas son argent que je dépense mais le mien. Je m'occupe de ma fille durant mon temps libre et c'est ce que je préfère. »

Si Gérald est un homme comblé grâce aux jeux, rappelons que personne n'est à l’abri de la dépendance qui constitue une pathologie sérieuse à ne pas prendre à la légère !

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